Penser les différences

Comment l’analyse transactionnelle permet-elle d’explorer les différences entre les gens et à l’intérieur de la personne. Comment nous parle-t-elle de ce qui facilite l’ouverture au monde et aux autres et de ce qui nous rassemble.

 PENSER LES DIFFÉRENCES EN SOI-MÊME

  • L’état du moi Parent est le premier concept. Il montre le lien entre nous et les générations précédentes en nous proposant à chaque génération des opinions, des modèles de comportement et un registre de réactions affectives où nos prenons ce qui nous permet, au pire, de survivre et au mieux de tracer notre chemin dans le monde . Il se caractérise par l’introjection de nos modèles parentaux forcément différents et souvent antagonistes.

Cet état du moi Parent est celui à cause duquel nous nous affrontons dans les préjugés, les luttes religieuses, les oppositions de traditions, mais c’est aussi un état du moi qui nous permet d’explorer les sources de nos différences et qui mobilise des valeurs importantes de tolérance et des comportements de coopération.

  • L’état du moi Enfant qui maintient dans la vie d’adulte les capacités et les goûts développés dans l’enfance nous permet de nous retrouver dans la joie, le plaisir. Il aide à construire les liens qui permettent de dépasser les différences. L’humour est un de ses vecteurs favoris, même si, comme l’a montré Véronique Sichem, ce qui fait rire l’un peut rester hermétique à l’autre.
  • L’état du moi Adulte pense les situations, traite les informations qu’elles soient de source intérieure ou extérieure. Il n’est pas à l’abri des erreurs. Elles sont dues aux contaminations par les préjugés du Parent ou par les illusions de l’Enfant.

Entre les messages enregistrés dans l’état du moi Parent et ceux enregistrés dans l’Enfant, des conflits se font jour qui nous mettent en position d’impuissance jusqu’à ce qu’ils soient dépassés par le travail sur soi. La conscience de nos conflits internes est un bon point de départ pour une plus grande tolérance. Surtout si nous nous disons que nous sommes tous traversés de besoins et valeurs souvent antagonistes.

 PENSER LES DIFFÉRENCES ENTRE LES PERSONNES

 Elles sont dues à notre cadre de référence  qui comprend la langue que l’on parle, le sexe, l’origine ethnique, sources des changements dans le regard des autres.

Tant qu’on vit dans un milieu homogène, on n’a pas conscience de ce filtre. C’est le regard des hommes sur les femmes et la valeur qu’il leur accorde ou non qui fait d’elles des proies ou des égales ; même chose pour la couleur de peau et le niveau de langue.

Les différences de cadre de référence quand on n’en tient pas compte ou pire, qu’on ignore leur existence, peuvent être sources de tensions importantes dans les groupes. Mais le cadre de référence peut toujours s’élargir grâce à l’apprentissage et aux prises de conscience lors des expériences de la vie. Apprendre l’AT élargit forcément notre cadre de référence.

L’AT répertorie aussi  les mécanismes relationnels automatiques construits dans notre enfance. Elle nous enseigne comment les identifier et comment mettre en place des relations positives.

Elle nous apprend ainsi :

  • L’acceptation des différences, eu égard à ce que nous avons en commun,
  • La bienveillance envers soi-même et envers l’autre
  • Le souci et les moyens d’une relation égale.

Nous pouvons donc agir sur nos relations avec les autres, nous garder de celles qui ne nous conviennent pas et  donner la priorité aux relations ouvertes et constructives.

 

 

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