Numéro Une, un film à voir de toute urgence!

Quand un réseau de femmes d’influence (il y en a !) propose à Emmanuelle Blachey (Emmanuelle Devos) de l’aider à prendre la tête d’une entreprise du CAC 40, pourquoi hésite-t-elle, alors qu’elle est une professionnelle internationalement reconnue, membre du comité exécutif de son entreprise, le géant français de l’énergie ?

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A mon âge, je me cache encore pour fumer !

Ce film nous faut entrer dans un monde à part : celui des femmes algériennes qui se retrouvent au hammam les jours où ce lieu leur est réservé.

La cinéaste, Rayhana, y réunit des femmes d’âge, de physique, d’idées politiques différentes qui reflètent la diversité des situations des femmes en Algérie. Elles sont toutes d’une certaine façon victimes du système patriarcal et d’une société où le contrôle des femmes se fait par le voisinage et par les religieux. Quand la caméra balaie la ville, elle révèle à quel point la surveillance collective des individus est facile. Le leitmotiv de chacun c’est : « Que vont dire les voisins ? ». Ce contrôle porte bien sûr surtout sur la sexualité.

Dans le hamam, il y a les femmes qui rêvent du prince charmant qui viendra par le mariage les délivrer de la tyrannie de la famille et des voisins et celles qui ne rêvent pas mais agissent et pratiquent la solidarité dans les moments de crise.

L’histoire se passe à Alger en 1995 en plein triomphe des islamistes. Ils interviennent brutalement dans ce lieu en principe protégé pour punir une femme qui accouche d’un enfant sans être mariée.

Entre les scènes de la vie ordinaire et les violences sur fond d’attentats, la cinéaste nous donne à voir une société qui bannit les plus infimes libertés et se referme sur elle-même . C’est celle que décrit Kamel Daoud dans « Mes indépendances ».

Ce qui est réprimé, c’est le plaisir. L’héroïne, obligée de se cacher pour un plaisir personnel aussi banal que fumer, en fait un acte de ressourcement et de résistance. Ce film sensible est un film militant.

Harcèlement sexuel et déni

Dans le documentaire d’Olivier Pighetti qu’on pouvait voir sur France 5 ce 3 janvier 2017 et qui avait pour thème « Harcèlement sexuel, le fléau silencieux », j’ai entendu une intervenante exprimer l’opinion que les harceleurs sexuels avaient conscience du mal qu’ils faisaient. Je ne suis pas sûre que ce soit toujours le cas.

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