Pourquoi n’est-il pas facile de découvrir ce qu’on veut vraiment ?

Vous êtes nombreux à souhaiter une vie plus tranquille, plus apaisée et à vouloir être bien dans vos relations. Qu’implique ce projet ? À quelles conditions peut-on le réaliser ? Comment saurez-vous que vous avez atteint votre but?

– Les projets de vie

Je ne crois pas qu’il soit possible de réaliser votre projet sans passer par un temps de développement personnel. Cela consiste à partir à la découverte de soi, à mettre des mots sur la manière dont on a grandi et dont on a appris à entrer en relation avec soi-même et avec les autres, d’abord dans sa famille et à l’école, puis dans les groupes d’amis. Ensuite, on pourra explorer la manière dont on a appliqué les recettes apprises dans les relations de travail, lors des rencontres amoureuses et de la formation du ou des couples, ainsi que dans la vie sociale. Si à un moment on s’engage dans une démarche de développement personnel, c’est toute la suite de notre histoire qui en est modifiée. Il n’y a pas d’âge pour décider de changer et de vivre mieux et pour passer à la pratique !

Certains projets de vie, qu’en analyse transactionnelle on nomme « scénarios de vie », sont orientés vers la performance absolue (athlètes de haut niveau), vers les responsabilités suprêmes (chefs d’Etat, hommes d’État, responsables religieux), vers le dialogue avec Dieu (ascètes, reclus, mystiques), ou la célébrité (vedettes de cinéma, stars de la scène). Ils impliquent de renoncer à être en lien avec soi et avec les autres.

D’autres projets de vie en revanche sont orientés vers la victimisation et le pessimisme : ce qui va mal est toujours la faute des autres et il n’y a jamais rien à faire. Le résultat est que l’entourage le plus bienveillant se décourage et renonce à entretenir le lien. L’abandon est réciproque. On réussit à échouer.

Or, vous cherchez à être en lien avec vous-même et avec les autres et non à être seul et au-dessus des autres, ou impuissant et au-dessous des autres.

– Pourquoi n’est-il pas facile de découvrir ce qu’on veut vraiment ?

Cela est dû à la pression sociale pour la performance et à la préférence pour la compétition aux dépens de la coopération, et ceci dès le plus jeune âge, à l’école et dans les loisirs.

Cette pression entraîne :

– chez les enfants : la dispersion, l’agitation, le manque de confiance en soi et l’amertume ; l’évasion dans le rêve du super-héros aux pouvoirs magiques ;

– chez les femmes : l’exigence d’être sexy, au top dans son métier, dans son couple et avec ses enfants ;

– chez les hommes : le fait d’être des professionnels reconnus, des maris, des amants et des pères à la hauteur ; en plus de rester beaux !

– Multiplication des phénomènes de burn out

A tous, on demande la même chose, mais encore plus vite, toujours plus loin et toujours plus jeunes ! Les phénomènes de burn-out se multiplient. Les compétiteurs marchent à l’adrénaline et parfois à ses substituts. C’est oublier la réalité du temps de la vie. Notre temps de vie nous appartient et il est sain d’en garder un peu pour se ressourcer et pour réfléchir à soi, à ses besoins, aux choix nécessaires et à ses relations avec les autres. La lecture est une porte pour ce temps de réflexion.

Par ailleurs, cette difficulté de savoir ce que l’on veut vraiment est liée aux rapports de domination : les jeux de pouvoir qui instaurent la crainte et la méfiance reposent sur la menace explicite ou non qui fait peur et sur l’usage de la manipulation. On a raison de s’en défier, mais on ne sait pas toujours les identifier et s’en préserver. Comment saurez-vous que vous avez atteint votre but ?

– Qu’est-ce qu’une vie réussie du point de vue du développement personnel ?

Il y a d’abord le développement de nos capacités et le plaisir d’apprendre tout au long de sa vie, la conviction qu’on peut changer ses choix de vie et la mise en œuvre, quelle que soit la théorie ou la méthode. Je vous parlerai de ce que je connais le mieux : l’analyse transactionnelle.

La réussite à laquelle j’invite les lecteurs et lectrices est celle d’une vie où l’on sait prendre du recul, du temps pour soi et où l’on apprend tous les jours à mieux se connaître et à mieux connaître ses proches, à s’accepter et à parler avec les autres. Pour les analystes transactionnels, c’est l’autonomie avec le développement de la capacité à être spontané, conscient et proche de soi et des autres.

– Que chacun parte à la recherche de ce qu’il veut vraiment !

Nous sommes tous différents et nous changeons aussi au cours de notre vie. Chacun peut réussir ce qui est vraiment important pour lui. Encore faut-il le découvrir. Les modèles que nous propose la société peuvent ne pas nous convenir. À nous de les rejeter s’ils ne nous rendent pas heureux et d’en chercher d’autres. Dans la recherche de la satisfaction de nos besoins affectifs et sociaux, à nous de découvrir ce qui dépend de nous et ce qui dépend des autres ou des circonstances.

– Comment faire ?

Il faut partir à la découverte de soi et de la manière non seulement dont nous nous sommes construits, mais aussi de celle dont nous avons construit nos relations avec les autres pour répondre à nos besoins d’alors. Il est nécessaire de prendre en compte les possibilités nouvelles offertes par la vie : nous ne sommes plus des petits enfants dépendant des grandes personnes pour leur survie.

L’analyse transactionnelle nous permet de découvrir ce que nous avons besoin d’apprendre : qui nous sommes ; quels sont nos besoins ; comment changer ce qui peut être changé et accepter ce qui ne peut pas être changé ; comment placer sa vie dans une dynamique d’autonomie ; comment enfin être bien dans ses relations.

(Extrait de mon livre : Améliorez vos relations et vivez mieux.)

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